Un peu d’histoire…

La misère et l’ouverture d’un dispensaire

En 1902, à Nantes,  la population de Sainte Anne est ouvrière, prolétaire.

La misère y est grande. La maladie n’épargne pas les habitants de la Butte notamment dans les logements insalubres des rues de l’Hermitage, du Roi Baco, des Garennes, des Perrières, sans compter tous les passages et ruelles reliant ces voies entre elles.

La tuberculose y est largement présente et fait des ravages dans ces masures.

Au numéro 127 (anciennement 73) s’ouvre un dispensaire sous la responsabilité du docteur Georges Bertin, médecin des épidémies, président du Comité médical de lutte contre la tuberculose et membre du Conseil d’Hygiène.

C’est le deuxième de ce type créé en France, le premier ayant vu le jour en 1901 à Lille sous la responsabilité du docteur Albert Calmette, inventeur avec Guérin du B.C.G.

C’était le « dispensaire » : consultation pour les enfants, vaccinations.

 

En janvier 1947, dans ce dispensaire, le docteur Guy Van Der Stappen fût nommé, médecin de la consultation des nourrissons de la Caisse Régionale des Institutions Familiales et Ouvrières (C.R.I.F.O.) du secteur Saint Aignan. « Van Der », docteur connu et estimé dans ce grand quartier, exerçait cette fonction avec passion et devant les situations rencontrées s’investit dans le problème ardu de la régulation des naissances.

En reconnaissance de son dévouement et sa compétence, une rue de Sainte-Anne porte son nom. Cette antenne médico-sociale a été transférée dans les nouveaux locaux du Conseil Général jouxtant la mairie de Chantenay. Elle est affectée maintenant à la petite enfance dans le cadre de la Protection Maternelle et Infantile (P.M.I.).